La saga des A’zarcans (CH 1)

Des fautes d’inattention et des fautes d’orthographe peuvent s’y être glissées, mais ne soyez pas trop dur avec moi ! MDR … dites-moi ce que vous  pensez. ceci est mon premier jet

Chapitre 1

Les lunes qui dominaient les territoires, s’affichaient au nombre de quatre et illuminaient le ciel tel des milliers d’étoiles, enveloppant le village léthargique d’un halo lumineux. Ses sentiers, incruster de pierres inégales et surplombées par une végétation abondante sillonnaient le village reliant entre eux, maison et commerces. Quand le jour cédait sa place au crépuscule, le village replongeait dans sa léthargie. Se hasarder au-delà des murs de la cité le jour comme de nuit était comme se planter les pieds au centre d’un brasier
ardent et dans l’enceinte des murs, la barbarie et les conflits entre Arcaans et A’zarcans, opprimaient des innocents.

La rivière Urshan, scindait la cité en son centre, large et profonde, elle procurait aux habitants une précieuse source de nourriture. Le courant éternel transportait des bancs de poissons à profusion. La nuit les lumières de la cité miroitaient à sa surface et renvoyait les reflets danser dans le ciel. Des torches faisant office de lampadaire crépitaient oscillaient sous une légère brise nocturne. Le débit constant de la rivière et les bruits étouffés d’impact métalliques, brisait le silence et planait sur le village endormi. Faute de combustible, vers la fin de la nuit, les torches s’éteignaient d’elles-mêmes une à une, annonçant l’arrivée éminente de l’aube. L’éclairage vaporeuse, donnaient aux portes de la cité une atmosphère ténébreuse.
Tout au bout du sentier, au flanc de l’immense muraille de pierre, se démarquait une petite forge. Quelques rayons de lune perçaient le feuillage des angharas et l’inondaient de son éclat.
De là venaient les bruits des heurts métalliques qui se dispersaient par les fenêtres avec le vacillement des flammes du foyer. Ces dernières projetaient des ombres inquiétantes sur les branches et le feuillage des arbres.
Le village sortait de sa léthargie et les activités quotidiennes reprenaient peu à peu leurs cours. Chacun s’activait et s’adonnait à ses occupations. Les commerçants faisaient exhibition de leur marchandise et de leurs réalisations manuelles. Les enfants s’amusaient à jouer à l’équilibriste sur les garde-corps du pont de pierre en état de décomposition, envahi par le lierre et la mousse. Le puits de la place du marché, et son sable chaud n’était dorénavant plus le lieu de prédilection des enfants. Des commerces de tous genres s’y étaient établis, entourant ce dernier, lui octroyant par les citoyens le nom de la place centrale. Un lieu où les Arcaans se rencontraient pour discuter et faire du troc ou tout simplement admirer les œuvres d’artisans… Dorénavant, le pont en ruine le remplaçait. Les enfants pouvaient ainsi prouver à leurs camarades, leur intrépidité face au danger, espérant ainsi impressionner les filles. Un amoncellement de débris jonchait le lit de la rivière, peu profonde à cet endroit.

Non loin de là, dans un endroit retiré du village, près d’un marais, se profilait une chaumière à l’allure rustique, érigée de pierre et de bois, Le toit en pitoyable état, attendant impatiemment de pouvoir s’effondrer. Le nombre de réparations temporaires lui donnait tout de même un petit air mystérieux. Sur le côté est, de la chaumière, des grumes entières gisaient sur la terre battue près d’un mur de pierre affaissé, servant autrefois de barrière délimitant la chaumière des marécages qui l’entouraient, donnant l’impression que le travail avait été délaissé subitement. Une petite passerelle devenait le seul endroit qui reliait la chaumière à la cité. La porte s’ouvrait sur un intérieur, plus entretenu. Un feu y grésillait et une odeur d’Andralus se dissipait par l’âtre décrépit, présageant les préparatifs d’un bon repas.
Un vieil homme, petit et trapu, au tempérament mélancolique, siégeait sur un banc sculpté dans une bûche d’anghara. Son cœur d’or, sa générosité et ses aventures de jeunesse en tant que guerrier aguerri étaient connus de tous. Elles se propageaient de bouche à oreille. Elles avaient été racontées tellement souvent, qu’elles en étaient devenues emblématiques.
Ses vieilles mains, recouvertes de cicatrices, déformées par l’arthrite, et parsemées de taches brunes, étaient la preuve des mauvais traitements qui lui avait été infligée lors des combats. Il affutait la longue et large lame de son glaive éteint depuis de longues années. L’usure témoignait de son long parcours, mais ceci est une autre histoire !
Au centre de la pièce s’élevait un foyer de pierre grise, noircie par la suie. Il était non pas rudimentaire, mais relativement travaillé. Attribuable au fait de l’attention assidue que lui portait le vieil homme. Le feu chatoyait de mille éclats et jamais n’expirait. À chacun, des mouvements de la lame, les flammes vacillantes, s’y reflétaient, et dansaient sur les murs de rondins.
L’éclairage tamisé de la lanterne suspendue à une poutre adroitement ébranchée, traversait la chaumière et illuminait faiblement une vieille table brune de forme rectangulaire et de bois massif.
Un guerrier d’une imposante carrure y était accoudée, recouvert d’une cape noire, usée et poussiéreuse. Ses mains maculées d’hémoglobine séchée étaient jointes devant sa bouche, Sous sa capuche, son regard froid et sombre, il semblait tourmenter comme si un démon le rongeait de l’intérieur. Une telle atmosphère de colère générait un malaise tant et si bien palpable qu’il aurait pu être couper au couteau. Il donnait l’impression d’être sur le point d’exploser à chaque instant. Il suait l’anxiété par tous les pores de sa peau.
Ses longs cheveux noirs et indisciplinés dissimuler sous sa cape, emprisonnaient son visage aux traits dur, engendrer par des visions d’horreurs d’une guerre constante. Sa cape souillée par l’hémoglobine des uroks trainait sur le sol poussiéreux.
D’un geste brusque de la main, il envoya sa capuche vers l’arrière, suivie de plusieurs de ses mèches rebelles, qui retombaient le long de son visage et lui collaient sur ses pommettes saillantes. Il portait un plastron de cuir brun, doublé de fourrure pour absorber les chocs et deux épaulettes recouvertes d’acier.
Imputables à leurs légèretés, ses mocassins en peau de Vork étaient attachés avec de longues lanières de cuir brunes. Ils lui montaient au mi-mollet et lui procuraient une aisance accrue lors de combats. Les deux brassards de cuirs qu’il portait à chaque bataille, entailler par le martèlement des haches reposait sur la table. Ses gants de cuir noir épais, aussi poussiéreux et souillé de sang que sa cape, lui prodiguait une très bonne dextérité manuelle lors du maniement de l’épée.
Une longue balafre plus pâle que son teint de nature foncé, commençait de l’arcade sourcilière gauche, lui traversait le visage, évitait son œil de justesse et se terminait sur la joue droite. Un souvenir d’une lutte acharnée qu’un monstre d’environ trois et quatre mètres de haut lui avait fait cadeau.

Le liquide écarlate qui s’écoulait de ses blessures béantes aux bras et à l’épaule, sillonnait le long de son avant-bras jusqu’à ses coudes et se répandait sur la table pour ensuite dégouter sur le sol.
Un carquois en cuir de zauric, empli de longues flèches aux pointes d’acier acérées, prenait appui sur le côté droit de la table. Du côté gauche, Ethanaé et Freya reposaient dans leurs fourreaux, jamais ils ne les quittaient. Ils leur avaient assigné des noms, après tout, une épée ne reste qu’une épée tant et aussi longtemps qu’elle n’a pas de nom pour lui donner vie.
Quand il était tout petit, son père lui donna sa première épée en cadeau, en lui disant qu’un homme se devait d’en posséder une. Elle était trop imposante, pour qu’il puisse la manier, il l’avait donc précieusement conservée.

Faisant fi l’avertissements de ne pas quitter l’enceinte de la cité, la famille de Freya se rendit n’empêche, à la rivière pour un après-midi de pêche et de baignade. La petite Freya et ses parents croyaient en toute impunité qu’aucune menace ne pouvait s’abattre sur eux étant proche des portes de la cité. Ils croyaient être sous la protection du regard yeux vigilants des guerriers sur les remparts. Cependant, ils ne portaient pas une vigilance aussi rigide que lorsqu’une attaque de gorators approchait, d’ailleurs seulement quelques hommes restaient sur les remparts.
La journée de pêche se déroulait comme prévu sans savoir qu’on les observait. Un seul petit moment de distraction de leur part suffit pour qu’ils soient encerclés par une horde de gorators. Surpris par l’ennemis, ils furent écorchés vivants. Leurs cris presque désincarner, finirent par alerter les guerriers qui se précipitèrent vers la horde, épées brandit à bout de bras. La vitesse avec laquelle ils furent mutilé ne leurs avaient laissé aucune marge de manœuvre. Ils arrivèrent malheureusement trop tard.

Inférieurs en nombre, les gorators prirent la fuite avant l’arrivée des guerriers. Ils retrouvèrent la tête ensanglantée des parents suspendue par les cheveux à une branche brulée. Leurs corps horriblement mutilés étaient empalés du bas du dos jusqu’au haut de la poitrine. Les lances ancrées au sol soutenaient leurs cadavres désarticulés.

Quant à Freya, jamais on ne la revit, il l’avait amenée dans leur village ou d’atroces sévices lui furent probablement infligés, la pauvre petite a vécu ses derniers moments dans une cruauté cauchemardesque.
Lorsqu’Elarden apprit la nouvelle morose, sa colère envers ces monstres grandit à l’intérieur de cette petite carcasse frêle. Pour honorer la mémoire de sa première petite amie, il donna le nom de Freya à son épée et jura un jour de la venger.

***

Lui et ses compagnons venait de repousser une armée de gorators près des portes d’Arcanis avec les guerriers du roi une fois de plus. Les combats, acharnés aux portes de la cité, perduraient depuis des lunes. Une fois l’ennemi retranché, Elarden et Adragor prirent leur envol et arpentèrent le territoire du nord au sud et de l’est à l’ouest.

Un nombre impressionnant de ses compagnons périrent, décapités sous les haches des gorators. Devant les portes, plusieurs rangées de guerriers empalés sans leur tête, soulignaient la cruauté animale de leurs ennemis. Les têtes gisaient au sol dans une mare de liquide écarlate, près des corps, une abondance de cadavres calcinés et toujours fumants lui fit détourner les yeux, et se pincer le nez, dégouter par cette vision écœurante. Du déjà vu dans la collection de souvenirs ténébreuse d’Elarden, la liste des pertes s’allongeait de façon exponentielle depuis le début des hostilités.
L’odeur qui planait au-dessus de lui, enflammait ses narines et rendait sa respiration étouffante. Cette senteur lui laissait un gout d’animosité et de colère dans le cœur.
La vallée de Durabord surnommer « La vallée des morts » justifiait en tous points sa réputation, le jour comme la nuit, elle savait être maléfique autant par les monstres et les créatures, qui à tout moment y guettait la moindre intrusion.
Depuis plus d’une décennie, le nombre de victimes parmi les guerriers avait augmenté de façon draconienne.
Il rejoignit ses compagnons d’armes retranchés sur les remparts. Ces deniers offraient en raison de sa vue d’ensemble sur la vallée des morts, un avantage contre les attaques de l’ennemi.
Les cris et le chaos infernal cessèrent. Les blessés furent transportés à l’infirmerie du village. L’ennemi retranché, Elarden quitta les lieux avec la promesse faite par Melkior de venir le chercher chez son père si les hostilités reprenaient, et d’enterrer leurs frères d’armes.
Il quitta les remparts laissant derrière lui une rivière de désolation et se rendit chez son père dans sa petite chaumière isolée. Sur le chemin, les cris de douleurs, qu’éprouvaient les hommes avant de s’éteindre, résonnaient à l’intérieur de sa tête.

***

La chaleur emplissait la pièce de la chaumière, et dégageait une atmosphère tangible. La porte de bois desséchée aux gonds rouillés restée légèrement entrouverte, grinçait suivant le rythme de va-et-vient de la faible brise et laissait pénétrer de bons arômes. Les bonnes odeurs qui s’échappaient des chaumières avoisinantes, s’y infiltraient et fusionnaient avec le fumet du cuissot d’Andralus. Quatre bancs grossièrement sculptés dans du bois d’anghara, encerclaient la table massive appuyer sur un mur de rondin dans le coin droit de la pièce. Sur le mur, les armes utilisées par Kosalky au cours de sa longue vie de guerrier y étaient exposées. Une guerre que les Arcaans se contentaient de repousser sans même contre-attaquer depuis des centaines d’années. Elarden, en tant que guerrier aguerri, ne pouvait à lui seul.

***

Tourmenté, il méditait sur son enfance chimérique ou, jeune garçon, il fut contraint, d’emprunter un destin qui n’était pas le sien, celui de la guerre. Sa jeunesse défila devant ses yeux, il vit ses rêves se dissiper comme la brume qui s’évapore au lever du jour.
Il dut dès lors se conformer à un mode de vie froid, ou la place au plaisir se limitait aux buveries. Il voyait beaucoup d’hommes quitter le château sans jamais revenir, ou regagner l’intérieur des murs, horriblement mutilés, d’autres devaient être transportés sur la terre des morts derrière le château pour y être enterrés. Elarden était attitré pour évider le sol ou, une fois enterrés, ils devaient trouver le repos jusqu’à ce qu’Orven les rappelle à lui.
Les hommes manquant à l’appel avaient été capturés par les gorators et amenés dans leur village pour y être torturés jusqu’à ce que mort s’ensuive.
L’agonie des hommes à qui l’on infligeait ces tortures, le hantait et devenaient de plus en plus insupportable. Quand il se glissait sous sa couverture aussi froide et humide que le dortoir lui-même, son imagination fertile se mettait en marche, ses cauchemars s’installaient. Dans chaque coin sombre, des dortoirs, il voyait de menaçantes silhouettes qui attendaient le moment propice pour s’emparer de lui et l’emprisonner dans un endroit d’où il ne reviendrait jamais.
Qu’avait-il fait de mal pour que son père l’abandonne à ce monde froid et glacial ? Il n’était qu’un enfant et ne devait compter que sur lui-même. L’apocalypse qui s’élevait des champs de bataille chuintait dans ses oreilles le tirant chaque soir de son sommeil inconfortable et remettait son imagination en route.

Quinze années de ce régime firent de lui un homme fort, rapide, ne connaissant ni la peur ni la pitié. La compassion ne faisait plus partie de son vocabulaire. La réputation que lui attribuaient les uroks et les gorators le précédait. Ils l’appelaient eyalisrum diurn dans leur langage ou l’épée des Dieux.

Ses souvenirs de jeunesse n’étaient plus que rétrospectifs. On avait fait de lui un guerrier contaminé par la rage, la colère, et une soif insatiable de vengeance. Aujourd’hui, la seule différence qui le distinguait de la cruauté des uroks et des gorators était sa capacité de raisonner.

 

Arcaan(CH 2)

 

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